Balade du 18 mars à Aumetz

Guide : Rolande Potier

C’est en effet sous un soleil radieux que 37 marcheurs ont débarqué sur le parking du collège Lionel Terray à Aumetz pour démarrer la marche vers la borne de fer, un haut lieu patrimonial, sous la houlette de Norbert et Sylvie Guelen.

Nous avons donc emprunté l’ancienne route d’Ottange, puis longé la forêt d’Ottange pour atteindre la forêt des 16 Arpentes, également appelée forêt d’Aumetz, à proximité d’Autun-le-Tiche. La marche était doucement vallonnée, avec une petite montée d’un dénivelé de 35 m vers la borne de fer, où nous arrivâmes à ce point culminant de 450 m.

Dans ces collines, aujourd’hui recouvertes de forêt, s’est formé, au Crétacé, il y a 140 millions d’années, un minerai concentré en fer à 60 %, sous l’effet de la chaleur, de l’humidité, des eaux douces et de l’assèchement de roches et de minerais alluvionnaires ne contenant pas de fossiles marins. À cette époque, la région et l’Europe ne s’étaient pas encore « détachées » de l’Afrique, en raison de la dérive des continents, et le climat était tropical. Cette forêt était alors située à la pointe sud du Maroc actuel.

Quant à la minette de Lorraine, que l’on a exploitée dans toute la région, elle contient 38 % de fer et est d’origine sédimentaire, résultant d’une époque plus ancienne, avec des fossiles marins et une accumulation de sédiments.

Le fer fort, lui, a été exploité depuis l’Antiquité, au moins jusqu’en 1882, avec des mines à ciel ouvert. Des excavations ont été creusées, créant ce paysage semi-lunaire que nous voyons aujourd’hui. Depuis 1809, un décret de Napoléon Ier autorise l’exploitation en profondeur, avec la création de galeries souterraines (d’une profondeur d’environ 50 m). Ce fer fort a probablement servi à fabriquer les canons de la Grande Armée. Mais en 1882, un Anglais nommé Thomas Gilchrist, grâce à son procédé de « purification » du minerai à 38 %, a largement contribué à l’exploitation de la minette présente dans toute la région. Cela a entraîné le développement des mines de fer et l’abandon du fer fort, qui couvrait alors 125 hectares.

Voici l’histoire de la borne de fer, qui n’est pas vraiment une borne, mais un affleurement d’une carapace rouge riche en fer.

Après avoir contemplé ce vestige, nous avons pris le chemin du retour, passant cette fois près du puits Saint-François, qui alimente Aumetz en eau potable, puis devant le musée des mines, avec son chevalement à protéger.
C’est 10km que nous avons parcouru, l’air de rien.

Texte : Rolande Potier
 
Photos: Marc Koch

 

Photos : Bernard Junk

 
 

 

Texte et Photos : Roland Kesseler

En vous attendant, quelqu’un me voyant prendre des photos d’une sculpture dans le lycée m’a emmené à l’intérieur du dit lycée pour me montrer une œuvre d’ Amilcar Zannoni, artiste du coin; (travaille sur l’acier)  « Le ruban de Moebius ». 
Le ruban (anneau, boucle, ou encore triangle !) de Möbius ou (de Moebius) est le symbole universel du recyclage depuis le début des années 1970. Il symbolise un cycle sans fin de recyclage.
On peut trouver ce sigle sur un emballage dit recyclable (au regard de la norme ISO 14021).

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